À Propos
Je m’appelle Julien, j’ai 44 ans, et je suis remonté sur un tatami… 27 ans après avoir quitté le judo.
Les débuts et la découverte d’une passion
Quand j’étais gamin, comme beaucoup à cet âge-là, on devait choisir un sport.
Après avoir testé le tir à l’arc, le tennis, et mis de côté les sports collectifs, c’est le judo qui s’est imposé. Ce côté art martial, la tenue blanche, les saluts, les combats, j’ai tout de suite accroché.
Et c’est à 11 ans que je m’inscris au Judo Club Arlésien, dans le quartier de Griffeuille.

Le judo, une école de vie
Très vite, ça devient mon sport, mon repère.
Je tombe sur un entraineur (sensei) incroyable : Maître Louis Vial (ceinture noire, 4e dan) charismatique, exigeant, respecté.
Il nous apprend à chuter. Encore et encore. Les ukemi, c’était sacré chez lui. Je me souviens des bleus, des sueurs, mais aussi de la fierté quand tu maîtrises enfin ton corps.
Les ceintures s’enchaînent. Blanche-jaune. Jaune et Orange-verte. Et puis les premières compétitions. La boule au ventre, les dimanches dans les gymnases, les copains qui deviennent une vraie bande. On se tirait la bourre, mais on se soutenait.
C’est aussi à cette période que Pascal Tual, alors âgé de 21 ans, a repris la relève au club. Son énergie, sa disponibilité et sa manière d’enseigner m’ont permis de franchir une nouvelle étape.
Avec lui, j’ai continué à évoluer, à affiner ma technique, à mieux comprendre le judo. Aujourd’hui encore, il est à la tête du Judo Club Arlésien.
Petit à petit, je grimpe, verte, bleue. Puis la violette – la dernière que j’aie eue, après un podium aux interrégionaux à Martigues, en 1998.
À cette époque, je m’entraînais deux à trois fois par semaine. C’était intense, mais j’étais prêt. J’avais une trajectoire toute tracée vers la noire.
Et puis… j’ai décroché
Un été, j’ai fait d’autres choix. L’adolescence, la vie, d’autres envies. Je me suis éloigné.
J’ai bien essayé de revenir, quelques mois plus tard. Mais entre-temps, j’avais perdu en condition physique, mes amis avaient continué à progresser, le rythme était trop dur.
J’ai décroché pour de bon.
Le judo a été mis de côté, sans pour autant disparaître totalement. Les JO, les championnats du monde… toujours suivis avec intérêt. L’idée de reprendre n’était jamais loin.

Ce jour est arrivé
À 43 ans, j’ai décidé de remettre un judogi.
Malgré pas mal d’activités physiques d’endurance comme la course à pied ou le vélo, je n’étais pas vraiment sûre de ma condition physique. C’est pourquoi, j’ai décidé dans un premier temps de rester humble et de remettre une ceinture blanche.
Au final, je souhaite tout recommencer à zéro, avec un corps qui a 27 ans de plus.
Cependant, dès les premiers entraînements, les chutes sont revenues. Une sensation assez bizarre d’un déjà vu, avec un tatami toujours aussi familier.
La première année, j’ai même (re)passé la ceinture jaune.
Puis, après pas mal d’allers-retours, j’ai pu obtenir une attestation de ma ceinture bleue auprès de mon ancien prof en France.
Aujourd’hui, je suis ceinture bleue, et je vise la noire avant 50 ans.
Je n’ai pas tout retrouvé, si je compare à mon niveau d’il y a 27 ans.
Mais le plaisir, la connexion au corps et le respect de l’autre sont des valeurs qui sont toujours présentes.
Pourquoi ce site ?
En reprenant, je me suis rendu compte que je n’étais pas seul dans ma catégorie d’âge.
Dans mon club, on est une vingtaine à avoir plus de 40 ans et certains découvrent le judo sur le tard.
D’autres, comme moi, reprennent après 10, 20 ou 30 ans d’arrêt et avec les mêmes questions, les mêmes douleurs, les mêmes doutes.
« Est-ce que mon corps va tenir ? » « Avec quelle ceinture je reprends ? » « Est-ce que je vais me blesser ? »
J’ai créé RestartJudo pour répondre à ces questions.
Pas en tant que sensei ou coach (je ne suis ni l’un ni l’autre).
En tant que reprenant qui est passé par là, avec quelques longueurs d’avance sur le chemin et l’envie de partager ce que j’ai appris.
Ce que tu trouveras ici :
• Des articles concrets sur la reprise du judo après 40 ans (gestion du corps, prévention des blessures, récupération, etc…)
• Des fiches techniques pour retrouver tes repères
• Des conseils d’équipement adaptés aux adultes
• Mon journal de bord vers la ceinture noire
Le judo, ce n’est pas qu’un sport pour les jeunes ou les compétiteurs.
C’est un art qui a toute sa place dans une vie d’adulte.
Et le judo, ça se reprend.
